Conférence SFEMT Françoise Wang-Toutain jeudi 12 février 2015

image1Nous avons le plaisir de vous convier à une conférence du cycle de conférences SFEMT 2014-2015, le jeudi 12 février 2015 de 17h à 18h30 :

Être un monarque universel bouddhiste au XVIIIe siècle : l’empereur mandchou Qianlong et l’empereur birman Bodawpaya”

Françoise Wang-Toutain (Chercheur au CNRS, CRCAO)

(Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, salle 2)image 2

Photographies :  “Palais de Bodawpaya, Seigneur de l’éléphant blanc” et “Qianlong en armure”, portrait de Giuseppe Castiglione

Résumé
La personnalité complexe de Qianlong a fait l’objet de nombreuses études. L’une des facettes assez fascinante de cet empereur est son intérêt pour le bouddhisme de tradition tibétaine, intérêt qui, même s’il fut un temps sincère, influença de façon certaine sa politique et l’image qu’il voulait donner de lui-même. Les modalités bouddhiques de légitimation utilisées par Qianlong sont le plus souvent analysées à la lumière d’antécédents datant de l’empire mongol et la tradition tibétaine est prise comme unique référence. Sans remettre en cause cette analyse, on peut cependant peut-être en nuancer certains éléments en prenant pour référence d’autres pouvoirs temporels asiatiques s’appuyant sur le bouddhisme pour régner. L’exemple du roi birman Bodawpaya (1782-1819) permet de mettre en évidence des similitudes mais aussi des différences qui permettent de mieux cerner dans l’usage politique du bouddhisme par Qianlong ce qui relève spécifiquement de la tradition tibétaine, ce qui traduit une influence chinoise ou ce qui s’inspire directement du modèle Asokien.