GIS Asie 2017 – panels sur le Tibet

Lors du Congrès du GisAsie qui se tiendra à Sciences Po, Paris (27 Rue Saint-Guillaume, 75007 Paris) du 26 au 28 juin prochain se tiendront trois panels avec des interventions sur le Tibet (les salles ne sont pas encore connues).

  • Le lundi 26 juin de 14h00 à 15h30, un panel intitulé :

Building a National Identity: Literature and Visual Culture in Asia (1),

Organisé par Alessandra Pezza, avec des présentations de Lara Maconi, Alessandra Pezza, Cam Thi Dian, Chih-Ching Gesse, Eun-Jin Jeong, Junxian Liu, Midori Yamamura.

https://congresasie2017.sciencesconf.org/125148

Résumé du panel :

History, in its first meaning of « narration of past events », shares with literature a narrative approach to its documentary material. This panel aims to consider how literature and visual culture finds its place among the plurality of discourses that shape the narration of history in Asia, where a multitude of regional conflicts has still not found a solution and traces of recent past still influence inter- and intra-national balances. The panel will consider different case studies about different Asian countries, and it will analyse the topic according to two points of view. The first interventions will consider how literature contributes to the construction of the collective memory (Halbwachs, 1950) of a country and its imagined communities (Anderson, 1983). The second part will focus on how literature faces historical trauma in terms of collective and individual traumas, by becoming a means for both victims and new generations (Hirsch, 2012). Literature and art can suit a precise project to redefine a national imaginary (Gesse Chih-Ching, Lara Maconi), at times distancing itself from dominant historiography (Jeong Euh Jin, Alessandra Pezza, Midori Yamamura); but it can also be a way of ascribing individual experience in a collective background (Doan Cam-Thi, Liu Junxian). In its relation to trauma, literature can become an echo that reverberates different perceptions of the same tragical experience (Veronica de Pieri, Mei Mercier), or a way to give voice to the psychoanalytic post-traumatic processes handled by individuals or the population as a whole (Guo Lanfang). While helping to cope with a national tragedy, literature often empowers individual stories, by giving them new centrality and therefore new dignity (Emmanuel Lozerand, Son Mihae). Derived from the 2014-2018 project of the ASIEs research team (Inalco) on « Literature and violence », this panel aims to expand its discussion for scholars from other teams and other institutions.

  • Le mardi 27 juin de 9:00 à 12:30, un panel intitulé :

Buddhist nuns and their monastic life in Asia : historical and anthropological approaches,

Organisé par Nicolas Schneider, avec des présentations de Sylvie Hureau, Yannick Bruneton, Charles Ramble, Ninh Thi Sinh, Nicola Schneider et Amandine Peronnet.

https://congresasie2017.sciencesconf.org/125587

Résumé du panel :

Dans les recherches sur le monachisme bouddhique, les nonnes sont encore sous-représentées, pour plusieurs raisons : les textes historiques et historiographiques à notre disposition ne les mentionnent que rarement et, de prime abord, les rôles qu’elles jouent dans leurs sociétés respectives ne semblent pas dépasser le contexte local faisant d’elles un sujet d’étude moins convoité. Les participants à cet atelier s’attacheront à combler ces lacunes en traitant de sources historiques auparavant méconnues, de sources examinées sous un nouvel angle et en présentant les résultats d’enquêtes menées sur le « terrain ». Ils s’intéresseront aux fondations des couvents bouddhiques, à leurs gestions administratives et aux règlements internes, ainsi qu’à la vie quotidienne des nonnes jadis et aujourd’hui. Ce faisant, ils mettent en lumière leurs activités mais aussi les changements qui sont intervenus dans leurs vies religieuses. Historiens et/ou anthropologues, les intervenants sont des spécialistes de différents pays bouddhiques comme la Chine, la Corée, le Vietnam et le Tibet.

  • Le mardi 27 juin, de 14:00 à 17:30, une session intitulée :

State of the Art of Kagyü Studies: History and Philosophy of the Karma Kagyü Lineage,

Organisée par Cécile Ducher, avec des présentations de Charles Manson, Sandy Hinzelin, Peter Kersten, Cécile Ducher, Matthew Kapstein et Fabienne Jagou.

https://congresasie2017.sciencesconf.org/123618

Résumé du panel :

Le lignage Karma Kagyü du bouddhisme tibétain est actuellement l’un des plus représentés dans le monde suite à l’exil d’un grand nombre de hiérarques tibétains à partir de la fin des années 1950 et de leur installation dans divers pays, dont Taiwan où il est devenu la principale forme de bouddhisme pratiquée par les chinois Han. Le lignage Karma Kagyü est une branche du lignage Kagyü, dont les trois premiers représentants, Marpa, Milarepa et Gampopa, sont devenus des héros culturels au Tibet. Au fil des siècles, il s’est révélé l’un des ordres majeurs du paysage religieux, et son représentant principal, le Karmapa, demeure l’une des figures de proue du bouddhisme tibétain et a souvent joué un rôle important dans la vie politique du Tibet, comme l’un des autres hiérarques majeurs de ce lignage, le Zhamarpa. Le Karmapa est considéré comme le premier à avoir développé le système des « maîtres réincarnés » (tülku), dès le XIIème siècle. Cette tradition s’est ensuite répandue dans tous les ordres du bouddhisme tibétain, pour devenir aujourd’hui l’une des spécificités de cette forme de bouddhisme. Une autre spécificité est la centralité du concept de nature de bouddha (tathāgatagarbha), qui a joué un grand rôle dans l’approche méditative du lignage Kagyü, et particulièrement dans la tradition du Mahāmudrā. Malgré son importance, l’histoire et la pensée du lignage Karma Kagyü demeure assez peu étudié dans le monde scientifique. Les intervenants de cet atelier, spécialistes de l’histoire religieuse et politique du Tibet et de sa philosophie, se proposent dont de présenter leurs recherches novatrices sur la question.