Conférence Société Asiatique le 15 mai 2014 : “God Save the Queen in Tibet : le Raj britannique et la modernisation de l’armée tibétaine (1904-1947)”

La prochaine séance de la SOCIÉTÉ ASIATIQUE aura lieu le Vendredi 16 mai 2014 à 17H15 salle Hugot de l’Institut de France, 2ème cour, au 25 quai Conti 75006 Paris.

ORDRE  DU  JOUR

Communications :

Monsieur Michel ANGOT, professeur d’Histoire présente une communication intitulée « Les enfants du Véda. Une école védique à Thrissur, Kérala »

(Résumé non communiqué)

Madame Alice TRAVERS, Chargée de recherche au CNRS, Centre de recherche sur les Civilisations de l’Asie Orientale (CRCAO, UMR 8155), présente une communication intitulée :

« God Save the Queen au Tibet : le Raj britannique et la modernisation de l’armée tibétaine (1904-1947) »

À la suite d’une longue politique d’expansion commerciale et après l’expédition Young husband de 1904, le gouvernement britannique de l’Inde réussit à établir trois agences commerciales (1904) et une mission permanente (1936) au Tibet central. Une période d’échanges commerciaux, culturels et diplomatiques intenses s’ouvrit ainsi jusqu’en 1947 et l’indépendance de l’Inde. Dans le contexte de la menace grandissante représentée par les ambitions de l’Empire Qing puis de la République de Chine sur le Tibet, le treizième Dalaï-lama se tourna vers le Raj pour trouver de l’aide dans ses projets de modernisation militaire.

Cette présentation étudiera l’influence britannique sur le programme de réforme de l’armée tibétaine et sur son déclin à partir du milieu des années 1920. L’aide et l’influence britannique seront analysées d’un point de vue matériel (armes, munitions, uniformes) et immatériel (formation des officiers, d’une fanfare militaire, et organisation de l’armée). Plusieurs types de sources permettent d’éclairer les différents aspects de cette influence et sa perception par les acteurs tibétains et britanniques : archives britanniques, archives tibétaines, autobiographies tibétaines et interviews avec d’anciens membres de l’armée tibétaine.

Cette recherche vise à apporter des éléments de réponse à la question suivante : le contexte colonial de ce programme de réformes n’est-il pas responsable de son échec relatif et progressif pendant la seconde partie de la période étudiée ?