A l’occasion de la Journée verte et citoyenne organisée à l’Inalco, l’association des étudiants de tibétain de l’INALCO, Confluences tibétaines, annonce la projections de plusieurs films sur l’aire culturelle tibétaine .
Les projections auront lieu Amphi 5 de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins), le 10 avril de 17h à 20h30.
Aux extrémités du monde tibétain, du Ladakh (Inde) à l’Amdo (Tibet), des exemples de solutions mises au point par les habitants pour préserver leur environnement.
« Ice builders” de Francesco Clerici et Tommaso Barbaro (2024, vo ladakhi-anglais, st anglais)
Sur les montagnes de l’Himalaya, dans la vallée désertique de haute altitude du Zanskar, située entre 3000 à 7000 mètres, les populations locales ont toujours été dépendantes des glaciers qui, en fondant au printemps, fournissaient l’eau nécessaire à la culture et à la vie. Au cours des dernières décennies, l’augmentation des températures a entraîné la réduction des glaciers et la raréfaction de l’eau, ce qui a conduit à la disparition de nombreux villages. Aujourd’hui, dans une lutte inégale contre le changement climatique, les habitants du Ladakh construisent des glaciers artificiels, en mêlant techniques traditionnelles et pratiques modernes, pour lutter contre le manque d’eau au printemps et contribuer à la recharge des nappes phréatiques.
« Khata » de Huatse Gyal (2023, vo tibétain-chinois, st anglais)
La tradition tibétaine multiséculaire d’offrande de khata consiste à offrir de longues écharpes blanches aux enseignants religieux. Ce film met en lumière le paradoxe existant entre les bonnes intentions qui l’animent et la « pollution », les impacts environnementaux créés par l’évolution de cette pratique et des matières utilisées pour les fabriquer. Le film met en exergue la popularité et la prolifération de ces offrandes dans la société contemporaine et leur usage dans une variété de contextes.
« Chaddr » de Minsu Park (2020, vo zanskari-anglais, st anglais)
Une fois par an, Stenzin, une jeune fille de 17 ans, doit marcher plusieurs jours durant pour se rendre à l’école depuis son village natal au cœur de l’Himalaya, une région confrontée à de grands changements que sont le réchauffement climatique et les progrès technologiques et qui modifient rapidement la vie des gens. Les temps changent et le dangereux col de montagne que les écoliers empruntaient va être transformé en autoroute. Le réalisateur Minsu Park suit Stenzin sur son dernier chemin vers l’école, avant qu’elle n’obtienne son diplôme et ne quitte sa ville natale pour toujours.
Pour de plus amples informations, voir le document suivant :